
<!-- Rome de -52 à -44 -->

En -52, César met fin à la dernière résistance gauloise en battant Vercingétorix à Alésia. Il doit rentrer 
à Rome où il est soutenu par les tribuns. Le sénat et Pompée, au contraire, ne voient pas son retour d'un 
bon oeil.<br>
En -49 la fracture est consommée, César franchit le Rubicon avec ses armées ("alea jecta est"), se mettant 
ainsi hors-la-loi. C'est le début de la guerre civile. Pompée se retire dans les Balkans. César investit 
Rome et se saisit du trésor. En une campagne éclair, il élimine les lieutenants de Pompée en Espagne.<br>
Ensuite en -48 il traverse l'Adriatique et bat son rival à Pharsale au Nord de la Grèce. Pompée se réfugie 
en Egypte où il est tué.<br>
César, à sa poursuite, arrive en Egypte en pleine crise dynastique et prend le parti de Cléopâtre qui 
devient sa maîtresse (voir
<a href="#Egypte&amp;-51">Egypte</a>).
Sur le chemin du retour vers Rome, il fait un détour par l'Asie Mineure où il écrase une révolte de 
Pharnace du Pont, fils de Mithridate VI ("veni, vidi, vinci").<br>
Une fois à Rome il amnistie les personnalités qui s'étaient ralliées à pompée comme Cicéron.<br>
En -47 il part en Afrique combattre les derniers soutiens de Pompée qu'il défait à Thapsus. Après avoir 
organisé un triomphe éclatant à Rome, il repart vaincre les pompéiens survivants réfugiés en Espagne. Il 
les vainc définitivement à Munda en -45.<br>
Il met à profit ses passages à Rome pour réformer profondément l'état. Les dettes sont réduites de 25%. Un 
moratoire sur les loyers est voté. Il distribue des terres aux pauvres et aux vétérans. Les publicains qui 
achetaient leur charge et géraient ensuite ignominieusement les provinces pour rentrer dans leur frais sont 
remplacés par des légats nommés par César.<br>
Il se lance dans un programme grandiose de constructions. Il réforme le calendrier lunaire en un calendrier 
solaire de 365,25 jours qui porte depuis le nom de "julien" en son honneur, comme d'ailleurs le mois de sa 
naissance qui se nomme juillet.<br>
Il est nommé dictateur en -46 pour dix ans et à vie en -44. S'il refuse le titre de roi, il se comporte 
cependant en véritable monarque.<br>
Il est assassiné en -44 et cet acte loin de sauver la République déclenche une guerre civile pire que la 
précédente et la fin de fait des institutions républicaines qui de toutes façons n'ont déjà plus ni réalité 
ni surtout légitimité.
