
<!-- Empire Romain de 14 à 68 -->

Tibère (14 à 37), adopté par Auguste en 4, lui succède. Ce nouvel empereur n'a pas le charisme du 
précédent. Il se méfie d'à peu près tout le monde et finit pas se mettre le peuple et le sénat à dos. Il 
fait régner la terreur par des procès de lèse-majesté qui profite largement aux délateurs qui récupèrent 
les biens du condamné. Cependant, durant son règne, si l'empire ne s'est pas agrandi, il n'a pas diminué 
non plus.<br>
Caligula (37 à 41) est un petit-neveu et fils adoptif de Tibère. On reporte sur lui la popularité de son 
père Germanicus que Tibère est soupçonné d'avoir assassiné. Que la santé mentale du nouvel empereur soit 
défaillante, personne n'en a cure sur le moment. Mais peu de temps après il laisse libre cours à sa cruauté 
et sa folie. Il ridiculise le sénat, torture pour le plaisir et réclame dans tout l'empire un culte divin. 
Les sénateurs et les hauts fonctionnaires, décident de l'assassiner. Son règne n'aura duré que quatre ans 
mais cela parut une éternité pour ceux qui vivaient dans la crainte de ses excès.<br>
Son oncle Claude (41 à 54) devient empereur un peu malgré lui. Tibère l'avait écarté de sa succession le 
considérant comme simplet. Et pourtant il va diriger l'empire d'une manière consciencieuse et efficace. Au 
grand dam des sénateurs, il nomme aux postes à responsabilités des personnels recrutés sur leurs 
compétences et non leur naissance. Il commence la conquête de la Grande-Bretagne à partir de 43. Malgré ses 
qualités, le peuple le juge sur les désordres de sa vie privée ou plutôt sur les débordements de sa femme 
Messaline. Agrippine, sa dernière épouse, et nièce, décide de donner sa chance à son fils Néron en 
empoisonnant son nouveau mari.<br>
Néron (54 à 68), adopté par Claude, commence sous de bons auspices, bien encadré par Sénèque. Mais las de 
l'ambition de sa mère il décide de la faire assassiner. La suite de son règne est une tyrannie ponctuée 
d'exécutions sommaires, de dépenses somptuaires et de spectacles à la gloire de l'empereur. Les fêtes qu'il 
donne régulièrement, où il intervient en tant que poète ou qu'athlète, le rendent très populaire. Le summum 
de sa gloire est atteint lorsqu'il réussit à faire la paix avec les Parthes sur la question de l'Arménie 
(voir
<a href="#Arménie&amp;-55">Arménie</a>).
Il est cependant acculé au suicide en 68. Avec lui prend fin la dynastie des Julio-Claudiens.
