
<!-- Empire Romain de 235 à 285 -->

Les cinquante ans qui suivent sont marqués par une instabilité politique chronique. Les empereurs se 
succèdent à un rythme effréné. Sur les vingt-trois empereurs, treize périssent assassinés, sept tombent au 
combat, deux se suicident et un meurt de la peste. Leur pouvoir est contesté par près de trente 
usurpateurs. Ce sont les soldats qui décident et élisent des militaires parfois contre le gré des 
"heureux bénéficiaires". Rome n'est plus que capitale virtuelle, beaucoup d'empereurs ne feront même pas le 
déplacement et s'installeront là où se trouve le danger : au Nord de l'Italie ou au Sud du Danube. Le sénat 
perd progressivement toutes prérogatives dans la désignation des souverains.<br>
Durant cette période, les menaces aux frontières sont incessantes. Les barbares se font de plus en plus 
pressants et les Alamans, les Goths, les Francs, les Suèves, les Burgondes, les Berbères ... multiplient 
les raids. Le limes est en feu de l'embouchure du Rhin à celle du Danube. S'ils sont vainqueurs, les 
généraux envoyés pour le contenir se retrouvent souvent acclamés empereurs par leurs troupes, déplaçant le 
problème d'un ennemi extérieur en ennemi intérieur.<br>
La Dacie est abandonnée en 275. Aurélien (270 à 275), qui vient de triompher de l'empire des Gaules et de 
Zénobie, estime qu'il n'est pas possible de se maintenir au Nord du Danube.<br>
En Orient la lutte est acharnée contre les souverains Sassanides qui veulent retrouver la grandeur perse et 
prétendent régner sur l'empire de Darius, de l'Oxus à la Méditerranée. Ils bénéficient en particulier de la 
stabilité liée à la longévité du règne de Shapour Ier. Malgré quelques rares succès de part et d'autres, la 
situation reste en l'état. Deux empereurs trouvent la mort dans des expéditions contre eux, Gordien III 
(238 à 244) et Valérien (253 à 260), ce dernier finit sa vie en captivité. Cette période prend fin avec 
l'avènement de Dioclétien (284 à 305)
