
<!-- Empire Sassanide de 421 à 531 -->

Vahram V (421 à 438) est l'un des souverains les plus populaires, héros d'une multitude de légendes. Il a 
été élevé chez les Lakhmides, des tribus arabes installées sur la rive gauche de l'Euphrate. C'est un roi 
tel qu'en rêvait la noblesse et l'église : beaucoup de temps en plaisirs et en chasse, la gestion du pays 
étant laissée aux grands féodaux.<br>
Son fils et successeur, Yazdgard II (438 à 457) n'a pas son caractère bienveillant et annonce dés son 
avènement qu'il entend bien s'occuper lui-même de l'Empire. L'opposition de l'église chrétienne arménienne 
l'amène à envisager la conversion de l'Arménie au zoroastrisme. En 451 le pays est vaincu et son élite 
déportée. A sa mort son fils aîné, Hormizd III (457 à 459) règne peu. Son frère Peroz Ier (459 à 484) lui 
dispute le trône et le vainc.<br>
Le règne de Peroz se passe en guerre contre les invasions de barbares au Nord dans le Caucase et à l'est 
dans le Khorasan. De plus, durant sept ans une famine ravage le pays. Sur le plan religieux on assiste à 
une accalmie. Mieux, les chrétiens se déchirant entre nestoriens, monophysites et ariens, le sassanide peut 
se permettre le luxe de se présenter comme le protecteur du nestorianisme. Il trouve la mort en combattant 
les huns hephtalites.<br>
Son frère Valash (484 à 488) lui succède. C'est un brave homme avec les meilleures intentions du monde de 
rendre son peuple heureux. Mais il a hérité d'une situation très difficile et manque cruellement de moyen. 
Ses projets mécontentent les nobles. Il est destitué et remplacé par un fils de Peroz Ier, Kavadh Ier (488 
à 531).<br>
Le nouveau roi n'a pas l'intention de se faire dicter la loi par ses conseillers (nobles ou religieux). 
D'autant qu'il est sous l'influence d'une secte manichéenne révolutionnaire, les mazdakites. Leur doctrine 
a été élaborée deux siècles plus tôt: le monde sensible est composé d'une part de lumière (le bien) et 
d'une part de ténèbre (le mal). L'homme doit aspirer à la séparation de ces deux principes par des actions 
adéquates. La violence ramenant l'homme vers les ténèbres, il faut donc l'éradiquer. Mazdak, un prédicateur 
du temps de Kavadh, prône l'abolition des inégalités, sources de haine entre les hommes, par la mise en 
commun des biens et des femmes. Sa doctrine rencontre un grand succès chez les gens du peuple et 
l'opposition du clergé Zoroastrien et de la noblesse. Le roi lui-même se laisse gagner à cette idéologie 
dans les premières années de son règne mécontentant les puissants du royaume.<br>
Il est détrôné en 496 et remplacé par son frère Zhamasp (496 à 499). Un roi plus au goût du clergé et des 
nobles. Kavadh s'évade de sa prison en 499 et son frère préfère abdiquer et lui laisser la place. A la fin 
de son règne, Kavadh s'éloigne de ses amis révolutionnaires. En même temps les meneurs mazdakites se font 
plus radicaux et plusieurs soulèvements populaires ont lieu. En 529, le roi convoque une conférence 
théologique à l'issue de laquelle Mazdak et ses fidèles sont massacrés. Il prépare une grande réforme 
fiscale mais meurt en 531 avant de pouvoir la mettre en oeuvre. Il nomme Khusro, son plus jeune fils, comme 
son successeur.
